Je me retourne et je vois…

Je me retourne et je vois un cyclone se diriger tout droit vers moi ! Je n’ai pas le temps de me poser de questions, je m’agrippe au poteau de bois, un des soutiens de la charpente du grenier. Je m’agrippe si fort que les jointures de mes mains blanchissent. Le vent me secoue, veut m’arracher de mon poteau. J’ai l’impression qu’il s’acharne, mais il perd de sa puissance soudainement. J’ai peur d’être dans l’œil du cyclone, mais en fait la tempête s’éloigne.

Je regarde à nouveau là où il est apparu et à ma grande stupéfaction, le grenier a disparu ! Je me trouve dans les airs et au fond s’approche un oiseau de grande taille. Je lâche mon poteau et cherche où je pourrai me cacher. Je ne trouve rien, pas même la vieille malle pleine de déguisements. J’aperçois une vieille épée par-terre, je me précipite et l’attrape ! Il était temps !

L’oiseau, d’une envergure plus qu’exceptionnelle, est déjà sur moi. Il ressemble à un monstre préhistorique, tel que j’en ai vu des représentations dans mes livres d’histoire. Ses ailes s’ouvrent plus grand encore pour lui permettre de faire du sur-place. Ses serres sont pourvues de griffes énormes et aiguisées ! Leur tranchant s’illumine d’un éclat carmin. Le bec de l’oiseau est crochu, prêt à me trancher en deux ! L’oiseau émet un sifflement aigu, qui me transperce les oreilles…

Cela me fait si mal que je manque de lâcher mon épée. Mais mon instinct de survie est déjà à l’œuvre : je me redresse de toute ma hauteur, défiant l’oiseau. J’attrape à deux mains ma vieille épée dont je ne sens plus le poids. Mes bras font des moulinets si rapides que l’oiseau a du mal à suivre tous mes mouvements. Il baisse la tête afin de mieux me voir. Là, je sens que c’est le moment, que je n’aurai pas de deuxième chance… Projetant mon épée de toute mes forces vers l’oiseau, je me mets à tourner sur moi-même et fais un tour complet. Je ressens encore dans mes bras la violence de la secousse.

L’oiseau est à terre, décapité. Il n’a pas eu le temps de m’attaquer. Je suis sous le choc… Je me mets à trembler et sens mes jambes s’effondrer comme si elles étaient en coton. Pour moi, c’est fini, j’ai survécu et c’est cela qui compte. Je me retourne vers le berceau, qui se trouve toujours derrière moi. Mon chat ressemble toujours à une boule de poils crachant, mais on dirait une statue… A nouveau je fais face à l’oiseau que j’ai vaincu, et mes yeux s’arrondissent sous l’effet de la frayeur… Devant moi, se trouve…

3 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. Lucien Boehrer
    Jan 14, 2012 @ 15:58:09

    Hello ! Un petit CoUcOu à toi chère amie Marie,
    Je te souhaite un bon SaMeDi ainsi qu’un très bon DiMaNcHe, à toi et ta famille !
    Mes amitiés, accompagné d’un bouquet de fleurs… Et aussi de gros bisous !!!
    Ton ami d’Alsace, Lucien

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  2. colettedc
    Jan 14, 2012 @ 16:32:40

    … oh ! qu’est-ce qui peut bien être là ??? … quelle intrigue !!! …

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  3. Michel du Cotentin
    Jan 14, 2012 @ 16:36:30

    J’attends la suite……..

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