L’aigle et le canard

Il était une fois un aigle qui vivait dans une basse cour au milieu de poussins,
de poules (mouillées),de canetons et de canards. Un jour il se pencha si près du
bord de la marre qu’il y tomba et en tombant il découvrit son vrai visage d’aigle renvoyé par l’eau de la marre  et il  vit qu’il avait des ailes immenses.

Au  moment de plus grande intensité de sa peur alors qu’il croyait se noyer et mourir, il réalisa sa nature d’aigle et s’envola libre. Alors il vit que la basse cour n’avait jamais eu de barrières et que le ciel avait toujours été ouvert au dessus de lui. Il vit aussi que tous les poussins, les poules, les canards et les canetons n’étaient autres que des aigles qui avaient momentanément oublié leur  nature réelle.

Il lança un grand cri de joie dans les airs et perçu dans un immense éclat de
rire la nature illusoire  de la basse cour dans la quelle il se croyait limité
mais qui était si rassurante en même temps. La peur de l’inconnu fut transformée en joie inaltérable, et ce qui était "sa vie", organisée, maîtrisée, rangée, devint La Vie inconnue et ouverte au vent et au champ infini de tous les possibles.

Il n’eut de cesse alors que de proclamer la bonne nouvelle à tous ceux qui voulaient l’entendre.
"Nous sommes tous des aigles, nous sommes tous unis dans l’Ame unique du
grand Aigle Père Mère".

trouvé sur le net

12 Commentaires (+ vous participez ?)

  1. marieange
    Mai 23, 2012 @ 16:53:24

    Merveilleuse histoire qui nous donne…des ailes !

    PS
    et si je te disais que le beau paon-bleu inconnu a fait l’inverse et vient toujours se ressourcer chez moi,
    lui , l’indépendant ivre de liberté.
    Je le laisse arpenter mon royaume magique, essayer mes plus hautes branches, se réfugier en temps d’orage comme l’autre nuit et s’envoler au petit matin où bon lui semble…

    Je l’aime bien ton histoire d’aigle ! bisous marie.

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    Réponse

    • mariessourire
      Mai 23, 2012 @ 16:57:19

      tu es donc chanceuse… car ton paon-bleu, s’il vient, c’est pour se ressourcer, il garde la liberté de s’envoler pour aller où il le veut
      et c’est qu’il ne peut être que très bien chez toi, et ça je n’en doute pas une seule seconde !

      nous sommes tous un aigle même si nous croyons être un petit canard…

      belle belle journée à toi, ma belle Marie-Ange !
      mille bisous tous d’amitié !
      sourire

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      Réponse

  2. colettedc
    Mai 23, 2012 @ 17:10:37

    Oui ……………. déployons nos ailes …… super ! Allons de l’avant …

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    Réponse

  3. ermite-athee
    Mai 23, 2012 @ 23:19:01

    Cette histoire me fait penser à celle du « vilain petit canard » d’Andersen (tu connais?) A la fin ,il s’apperçoit qu’il est en fait un cygne! Il y a aussi un magnifique poême mis en musique et chanté par Mr Brassens…..Je ne me souviens malhaureusement plus du titre ,mais il sagit des canards sauvages libres et des volailles domestiques….La fin est (à peu près) :Regardez les passer jeunes oies édifiantes car le peu qui viendra d’eux à vous ,c’est leur fiente »!

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    Réponse

    • mariessourire
      Mai 23, 2012 @ 23:24:55

      oh ? je n’avais pas fait le rapprochement avec le vilain petit canard, mais tu as tout à fait raison !
      quant au poème mis en musique par Brassens, je ne le connais pas, et la fin… misère !!!
      je chercherai, sur le net, on trouve tout !!

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  4. ermite-athee
    Mai 23, 2012 @ 23:25:11

    Et voilà:J’ai trouvé lol :
    Parole de Les Oiseaux De Passage:

    Ô vie heureuse des bourgeois
    Qu’avril bourgeonne
    Ou que decembre gèle,
    Ils sont fiers et contents

    Ce pigeon est aimé,
    Trois jours par sa pigeonne
    Ça lui suffit il sait
    Que l’amour n’a qu’un temps

    Ce dindon a toujours
    Béni sa destinée
    Et quand vient le moment
    De mourir il faut voir

    Cette jeune oie en pleurs
    C’est la que je suis née
    Je meurs presd de ma mère
    Et je fais mon devoir

    Elle a fait son devoir
    C’est a dire que Onques
    Elle n’eut de souhait
    Impossible elle n’eut

    Aucun rêve de lune
    Aucun désir de jonque
    L’emportant sans rameurs
    Sur un fleuve inconnu

    Et tous sont ainsi faits
    Vivre la même vie
    Toujours pour ces gens là
    Cela n’est point hideux

    Ce canard n’a qu’un bec
    Et n’eut jamais envie
    Ou de n’en plus avoir
    Ou bien d’en avoir deux

    Ils n’ont aucun besoin
    De baiser sur les lèvres
    Et loin des songes vains
    Loin des soucis cuisants

    Possèdent pour tout cœur
    Un vicere sans fièvre
    Un coucou régulier
    Et garanti dix ans

    Ô les gens bien heureux
    Tout à coup dans l’espace
    Si haut qu’ils semblent aller
    Lentement en grand vol

    En forme de triangle
    Arrivent planent, et passent
    Où vont ils? … qui sont-ils ?
    Comme ils sont loins du sol

    Regardez les passer, eux
    Ce sont les sauvages
    Ils vont où leur desir
    Le veut par dessus monts

    Et bois, et mers, et vents
    Et loin des esclavages
    L’air qu’ils boivent
    Ferait éclater vos poumons

    Regardez les avant
    D’atteindre sa chimère
    Plus d’un l’aile rompue
    Et du sang plein les yeux

    Mourra. Ces pauvres gens
    Ont aussi femme et mère
    Et savent les aimer
    Aussi bien que vous, mieux

    Pour choyer cette femme
    Et nourrir cette mère
    Ils pouvaient devenir
    Volailles comme vous

    Mais ils sont avant tout
    Des fils de la chimère
    Des asoiffés d’azur
    Des poètes des fous

    Regardez les vieux coqs
    Jeune Oie édifiante
    Rien de vous ne pourra
    monter aussi haut qu’eux
    {2x}

    Et le peu qui viendra
    d’eux à vous
    C’est leur fiante
    Les bourgeois sont troublés
    De voir passer les gueux
    Ô vie heureuse des bourgeois
    Qu’avril bourgeonne
    Ou que decembre gèle,
    Ils sont fiers et contents

    Ce pigeon est aimé,
    Trois jours par sa pigeonne
    Ça lui suffit il sait
    Que l’amour n’a qu’un temps

    Ce dindon a toujours
    Béni sa destinée
    Et quand vient le moment
    De mourir il faut voir

    Cette jeune oie en pleurs
    C’est la que je suis née
    Je meurs presd de ma mère
    Et je fais mon devoir

    Elle a fait son devoir
    C’est a dire que Onques
    Elle n’eut de souhait
    Impossible elle n’eut

    Aucun rêve de lune
    Aucun désir de jonque
    L’emportant sans rameurs
    Sur un fleuve inconnu

    Et tous sont ainsi faits
    Vivre la même vie
    Toujours pour ces gens là
    Cela n’est point hideux

    Ce canard n’a qu’un bec
    Et n’eut jamais envie
    Ou de n’en plus avoir
    Ou bien d’en avoir deux

    Ils n’ont aucun besoin
    De baiser sur les lèvres
    Et loin des songes vains
    Loin des soucis cuisants

    Possèdent pour tout cœur
    Un vicere sans fièvre
    Un coucou régulier
    Et garanti dix ans

    Ô les gens bien heureux
    Tout à coup dans l’espace
    Si haut qu’ils semblent aller
    Lentement en grand vol

    En forme de triangle
    Arrivent planent, et passent
    Où vont ils? … qui sont-ils ?
    Comme ils sont loins du sol

    Regardez les passer, eux
    Ce sont les sauvages
    Ils vont où leur desir
    Le veut par dessus monts

    Et bois, et mers, et vents
    Et loin des esclavages
    L’air qu’ils boivent
    Ferait éclater vos poumons

    Regardez les avant
    D’atteindre sa chimère
    Plus d’un l’aile rompue
    Et du sang plein les yeux

    Mourra. Ces pauvres gens
    Ont aussi femme et mère
    Et savent les aimer
    Aussi bien que vous, mieux

    Pour choyer cette femme
    Et nourrir cette mère
    Ils pouvaient devenir
    Volailles comme vous

    Mais ils sont avant tout
    Des fils de la chimère
    Des asoiffés d’azur
    Des poètes des fous

    Regardez les vieux coqs
    Jeune Oie édifiante
    Rien de vous ne pourra
    monter aussi haut qu’eux
    {2x}

    Et le peu qui viendra
    d’eux à vous
    C’est leur fiante
    Les bourgeois sont troublés
    De voir passer les gueux

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    Réponse

    • mariessourire
      Mai 23, 2012 @ 23:34:20

      chacun choisit donc sa destinée, et il en est des plus tristes, des plus sages que d’autres…
      ce texte est pour ma part bien triste, comme s’il n’y avait guère de place pour l’espoir et l’envie de changer de vie
      je préfère devenir un aigle, ne m’en veux pas, même si la place de canard est une place sans hasard et bien sage que l’on peut choisir à son aise

      merci d’avoir fait pour moi la recherche !
      j’étais sur tout à fait autre chose
      là, à présent, je m’en vais me coucher
      je te souhaite une douce et délicieuse nuit pleine de nuages (sourire), même si je te sais un peu insomniaque
      mille bises
      sourire

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      Réponse

  5. ermite-athee
    Mai 23, 2012 @ 23:40:56

    Merci ,cet échange fut bien agréable,passe une bonne nuit douce et pleine de rêves.

    J'aime

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