Citation du jour : l’accomplissement


« Le rêve est au départ. Le désir est son moyen. L’acte est son présent. Le sourire est à la fin. Son nom est l’accomplissement. »
Anonyme

La fin de la mésaventure


Je résume : il me reste 20 minutes avant mon entretien, mon sac à mains, mon téléphone, mes clés, tout se trouve dans la voiture fermée à clé. Fermée ? Oui, mais la portière passager est légèrement entrouverte, on peut y passer un doigt, mais le cliquet semble être bien trop loin pour pouvoir l’atteindre.

Alors, je vous le demande : que s’est-il passé ensuite d’après vous ? Voici quelques propositions, mais la suite de cette mésaventure s’y trouve-t-elle ? Mystère…

1) Un éclair d’orage a frappé la voiture, traumatisée, elle s’est ouverte toute seule.

2) Je me suis fait une entorse au doigt en le passant par la fente pour lever le cliquet et j’ai pu ouvrir la voiture.

3) J’ai claqué la portière pour la fermer vraiment et suis allée à mon entretien, demandant ensuite à pouvoir téléphoner à un garagiste.

4) Des SDF sur la place, qui se marraient devant la situation, sont arrivés pour m’aider et ont tellement tiré sur la portière pour l’ouvrir qu’elle s’est pliée, mais j’ai pu récupérer mes affaires.

5) Je suis allée à mon entretien, mais quand je suis revenue, ma voiture n’était plus là : la place de parking étant limitée à une heure, la police a emmené ma voiture à la fourrière, mais comme tous mes papiers étaient dedans, je n’ai pas pu la récupérer ni payer l’amende.

6) …… 

Dans toutes vos propositions, je constate que seule HarmoniePhotography était sur la piste, mais non, personne de garagiste dans le coin, ni d’appel téléphonique. J’avoue que ça aurait été ma solution de secours, et que je me préparais à le faire. Sourire

Ps :  pourquoi personne n’a opté pour la première solution ??? Rires

C’est donc la fin d’un suspense insoutenable… Et bien, voilà la suite de cette mésaventure :

J’ai commencé par chercher un bâton suffisamment solide pour ne pas casser, suffisamment fin pour passer, et idéalement un peu courbé, mais je n’en ai pas trouvé, ou tous ceux que j’ai trouvés n’ont jamais réussi à ouvrir la voiture.

C’est alors qu’une voiture de police municipale est passée, à vitesse réduite, dans la rue. Elle s’arrête au stop, j’en profite pour l’interpeler (oui, j’ai osé interpelé un policier, rire). Il m’écoute et me dit qu’il revient dans cinq minutes, car là, il doit porter un bracelet pour un défunt qui vient juste de décéder…

Là je me dis que c’est vraiment une drôle de journée, et que la chance est à la fois au rendez-vous, et pas du tout là ! J’attends, je continue à essayer d’ouvrir ma voiture, tout en jetant un œil sur la rue.

C’est alors que… oui, j’aime cette expression ! Une voiture avec deux jeunes gens s’arrête à mon niveau, et le conducteur me dit : “Vous avez besoin d’aide, Madame ?”

Oui, bien sûr que oui ! Et les voilà qui se garent, qui essayent d’ouvrir la porte avec un couteau, une règle en plastique… Ils se coincent les doigts, mais n’y arrivent pas. Ils font le tour de la voiture, constatent qu’effectivement il n’y a pas d’autre solution que d’ouvrir la portière passager.

Puis l’un d’eux fonce dans son coffre, pris d’une idée subite. Il revient victorieux, avec une espèce de manivelle assez fine et surtout ayant un crochet au bout. Et là, au troisième essai, le miracle a eu lieu…

A peine la voiture était ouverte qu’ils filaient déjà, c’est tout juste si j’ai eu le temps de leur dire un vrai grand merci du fond du coeur !

Le jeune homme qui m’avait demandé si j’avais besoin d’aide était un pompier, et l’autre vendeur. Ils avaient une toute petite vingtaine… Oui, les jeunes sont formidables ! Croyons fort en eux ! Qu’ils soient remerciés ici, car ce qu’ils ont fait allait au-delà de la bonne action.

Non, je n’ai pas revu le policier municipal, mais un décès, ça prend du temps je pense, et surtout je suis partie vite vite passer mon entretien d’embauche qui s’est révélé constructif pour de multiples raisons, même si je n’ai pas le poste, il est possible que je sois appelée sur un autre. Rendez-vous en Septembre pour le savoir !

30- La plage, fin


 

Mon regard se pose sur la plage. Quel délicieux moment ! J’aperçois une ado qui me fait penser à Alexia, ma nièce. Elle a l’air d’avoir perdu quelque chose, ses copines sans doute ! A côté de moi, Capucine, mon ambulancière avec qui je viens de partager une petite heure, vient de terminer son « tea-time », comme elle dit. Si j’avais toute ma mémoire, je dirais que ce moment est merveilleux, comme il en arrive parfois dans la vie, si peu souvent… Je dirais même que la douceur et l’harmonie du lieu, de Capucine aussi, place ce moment en tête de ma vie, comme celui où j’ai rencontré Sabine. Je ne peux m’empêcher de soupirer, ce qui intrigue aussitôt ma … J’allais dire : compagne !! Ciel !

L’ado se rapproche de notre bunker, mais… C’est Alexia ! Elle n’a pas l’air de bonne humeur, plutôt contrariée même !!

« Tonton !! On te cherche partout !! C’est pas la panique là-bas, mais presque !!

– Oh ça va, jeune fille ! Je n’étais pas perdu, tu le vois bien, répondis-je amusé.

– Je dirai même en bonne compagnie, me dit-elle en jetant un regard appuyé sur Capucine. Bon tu viens ? Ou pas ? Maman est super inquiète !

– Le jour où ta mère ne sera pas inquiète n’est pas encore arrivé… J’arrive, tu peux le dire à tes parents.

– Ouais, ça marche !

– Alexia ? On ne dit pas ouais !! lui souris-je, toujours amusé.

– Oh, ça va, hein ? Tu peux parler, toi !! Déjà que j’ai été obligée de raccrocher avec mon ami pour te chercher !

– Ami I ou IE ? la taquiné-je. Ne répond pas… Je ne dirai rien à ta mère ! »

Alexia hausse les épaules et s’en retourne, portable en main, et commence à textoter tout en marchant. Capucine me regarde, amusée elle aussi. Je me lève, lui tend la main pour l’aider à se relever, ce qu’elle refuse. Alors je m’accroupis, la regarde dans les yeux et lui fais la bise, sur la joue. Elle porte un secret en elle, elle aussi. Cela se voit. Mais aujourd’hui, je ne veux pas de choses tristes, seulement de belles choses à garder pour les soirées d’hiver. Tiens, cela me fait penser que j’ai quelque chose d’important à faire dans quelques temps. Je plisse le front, cherchant à connecter tous les neurones possibles. Hélas, cela m’échappe encore… Peut-être que ma sœur le sait, elle !

Je me redresse, regarde l’horizon une dernière fois. Allons, il est temps de rentrer.

« A mardi ! me lance Capucine

– Mardi ? demandé-je, estomaqué.

– Oui, mardi matin, je viens vous chercher pour votre rendez-vous chez le docteur Marc Fontaine, me dit-elle sérieusement, mais avec un petit sourire quand même.

– Oh ! J’avais oublié…

– C’est bien pour ça que vous allez le voir ! C’est un spécialiste de la mémoire, il est très doué, vous savez !

– Non, je ne le sais pas, lui répondis-je amusé, mais ça tombe bien !! A mardi, alors ! »

Elle ne me répond pas mais m’adresse un petit salut de la main, accompagné d’un vrai sourire cette fois-ci. La perspective de la revoir ne me déplait pas du tout, bien au contraire. C’est assez curieux, ça ! La dernière fois que ça m’est arrivé, c’était avec Sabine ! Pourtant, j’ai des sentiments très forts pour Sabine, ça, je ne peux en douter. Capucine est vraiment sympa, je l’aime bien, cette fille ! Oui, je l’aime bien, c’est le mot !

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