3 petites lettres et…


« Ce n’est pas parce que tu es dans la rue que tu n’es plus rien. »
trouvé sur le net

 

Sans Domicile Fixe trois lettres

Et des préjugés idiots à omettre

Des exclus qui n’existent plus

A nos pieds ne sont que détritus

.

Ils dorment en boule sous un carton

Sans  jamais un avenir à l’horizon

Du regard, ils n’ont que le mépris

Ils n’en sont même plus surpris

.

Désabusés, ils ne croient plus en la vie

Désormais, ils la vivent en mode survie

Un jour, une heure à la fois, sans exister

Sans avoir droit à la moindre humanité

.

SDF, des lettres qui font peur

Comme une maladie mortelle

Tel un monde cruel et trompeur

Factice comme une bagatelle

.

Fermer les yeux et oublier dehors

Oublier que la vie puisse être trésor

Tendre la main et baisser la tête

En avoir pris pour perpète

.

SDF trois lettres qu’on ignore…

Kyle Laigue–SDF

Imaginez…


Imaginez un homme (on l’appellera Lui pour mieux comprendre), la quarantaine, accompagné de deux jeunes et grands chiens… Imaginez-le marchant sur le bord de la plage d’un bon pas, ses chiens le devançant, s’arrêtant, repartant de plus belle…

Imaginez une femme (on l’appellera Elle) qui marche devant lui, et face à Elle une autre promenant son petit chien en laisse et qui attrape son caniche qui se met à grogner et à s’agiter face aux deux jeunes chiens…

Elle, surprise par le comportement du petit et vieux caniche, se retourne pour comprendre et se trouve face au propriétaire des chiens, essayant de les canaliser tout en rassurant la propriétaire du caniche. Cette dernière se justifie : elle pensait que son chien allait attaquer les plus grands comme à son habitude, car rien ne lui fait peur et surtout pas deux jeunes chiens qui n’ont qu’une envie, celle de jouer.

Et puis Lui avance avec Elle, et Lui commence à se raconter, se sentant en confiance.

Jusque là, c’est une scène banale, comme tout le monde pourrait en vivre. Sauf que Lui n’a plus de travail… Il était marin, et pour des raisons de santé, la médecine du travail l’a jugé inapte à ce métier. Et c’était la seule chose qu’il savait et qu’il aimait faire. Et puis voilà la fin de droits qui arrive, plus d’argent pour payer son loyer et faire face à toutes les dépenses mensuelles que tout un chacun doit payer… Alors en juillet dernier, il perd son logement. Il se trouve à la rue dans une station balnéaire renommée.

Et qui dit aucune adresse postale, dit aucun travail possible à trouver…

Il ne se plaint pas, il est courageux, mais son moral en prend un coup. Alors il y a quatre mois, il décide de prendre un compagnon à 4 pattes à qui il donne un nom de coquillage, et au hasard de ses pérégrinations, un deuxième compagnon, une jeune femelle le rejoint et il n’a pas le coeur de la laisser dans la nature, tout en faisant savoir qu’il cherche à la placer.

Au mois de février, il fait froid. Il fait très froid, les nuits sont terribles, et même la neige tombe… Les deux chiens lui tiennent chaud, et arrivent à lui faire passer l’envie de se jeter dans le port où il a décidé de dormir tous les soirs. Oui, dans le port, sans même un minimum d’abri au-dessus de la tête. La police nationale passe, le voit, lui propose de l’emmener dans un hébergement d’urgence, à 70 kms de là, dans la grande ville. Il refuse. Alors ils l’emmènent au commissariat, lui offrent un petit déjeuner chaud, et le laissent repartir.

Le lendemain, ils reviennent le voir et lui apportent deux, trois couvertures pour qu’il ait moins froid la nuit, puisqu’il ne veut pas partir.

C’est alors qu’arrive la police municipale… Les agents municipaux demandent à Lui de partir, il n’a rien à faire ici, pourquoi des couvertures, c’est inutile puisque Lui va prendre le train pour la grande ville…

La police nationale s’en mêle : non-assistance à personne en danger… Lui a eu le droit de rester, avec ses couvertures. Le CCAS lui a donné l’autorisation de se domicilier chez eux, le secours catholique lui donne un repas chaud le matin, et un camion vient deux fois par semaine devant la gare pour qu’il puisse prendre une douche, Lui mais aussi les autres sdf.

Mais la police municipale réitère et lui demande de partir, comme si les ordres de la municipalité étaient : pas de sdf dans notre ville…

Je vous ai demandé d’imaginer… Fiction ou réalité ? Qui sait… Qui sait… Mais surtout qu’en penser ?

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